vendredi 4 juillet 2008

actus...

L'actualité des monstres se trouve dans la rubrique atcus.
N'oubliez pas d'aller y faire un tour...
Expo aux rencontres d'Arles avec le collectif ARTKAOS du 8 au 13 Juillet
Vernissage le mercredi 9 à partir de 17h00
Ensuite nous partons en chine 3 semaines
Décidement pas beaucoup de temps pour aller dans les vignes ces temps-ci !

mardi 6 mai 2008

Le danseur de flamenco

Les fêtes de printemps, on rit, on danse, on fait la fête chez les monstres aussi...

mercredi 30 avril 2008

Je suis un mauvais blogger...

Oui je crois pouvoir le dire, je suis un mauvais Blogger, car depuis le temps que je fréquente la toile, je me dis c'est fou tout ce que les gens ont à raconter ! et moi ? Ben j'arrive pas à tout mettre en oeuvre, le temps me file entre les doigts, j'aimerai bien arriver à faire comme tous ces gens qui tapent en 2 minutes tout ce qui leur est arrivé dans une journée, en rajoutant en plus une petite note intellectuelle ou technique et tout ça sans faire une seule faute d'orthographe...

J'ai du me tromper de monde !

samedi 19 avril 2008

Les amoureux...

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vendredi 18 avril 2008

La mutine...

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Sélection pour le festival oeno-video...

A suivre dans la rubrique actus...

jeudi 10 avril 2008

Les dernières infos...

Les dernières infos sont dans la rubrique actus.
Si je n'écris pas trop en ce moment c'est pour protéger un peu la sortie du livre, merci de votre compréhension.

mardi 4 mars 2008

Un peu de géographie ...



Connaissez-vous le pic St loup ? C’est un lieu magistral au nord de Montpellier, le premier relief de cette côte Languedocienne si plate de la Camargue jusqu’aux Pyrénées. C’est un pic qui se dresse fièrement face à l’Hortus, dernier rempart avant les Cévennes. Du haut de ce pic on peut apercevoir toute cette plaine jusqu’à la mer, mais aussi le Mont Ventoux, puis les massifs du Vercors sur sa gauche ou le Mont Canigou sur sa droite par temps clair et même les Pyrénées. Au nord se révèlent les montagnes du Taurac et de la Fage devançant le Mont Aigoual. Surgit du fond de la terre lors de la naissance des Pyrénées, poussé par cette masse rocheuse il y a 135 millions d’années Lou pic comme on l’appel ici ne manque pas de légende ni de curiosités, y a même retrouvé des ossements de mammouths, des traces de vie préhistoriques et une légende qui lui doit son nom. Personne ici ne se doute qu’il y avait la vie avant la vie. Personne ne peut imaginer qu’ici s’installa il y a fort longtemps, bien avant l’ère des hommes, bien avant même que le pic lui-même ne sorte du sol, le berceau de la vie. Aujourd’hui, ce sont les vins du pic St loup qui lui confèrent se renommée et ce n’est peut-être pas par hasard si c’est ici que les monstres des vignes se manifestent. Comment je sais tout ça ? C’est encore un secret que m’a révélé « le drôle » et que je vous conterai un peu plus tard, maintenant que vous savez un peu mieux où se situe cette histoire il est temps de continuer les présentations.

mardi 29 janvier 2008

Les Monstres à Vinisud en Digigraphie ®

C'est officiel, l'expo "les monstres des vignes" sera entièrement réalisée en Digigraphie ® grâce au soutien d'Epson. Elle sera présenté au salon Vinisud à Montpellier au parc des expositions les 18,19 et 20 Février prochain.


Un air de petit prince...

J’aimais depuis toujours me promener dans les bois, les forêts, la garrigue, or je voyais des tas de petits détails supplémentaires et, de certains grands arbres, perçait timidement sous le feuillage un sourire.
J’avais jusque là été assez avare de questions laissant le soin au « drôle » ou au « curieux » de me révéler tout ou partie de leur histoire, car j’avais bien ressenti leur besoin de parler à quelqu’un d’extérieur. Les questions commençaient à se presser dans ma tête et il me fallait trouver des réponses sans toutefois brouiller les éventuelles susceptibilités. Je me remémorais l’histoire du « petit prince » quand il rencontra le renard :
« Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près… »
C’est un peu ce qui s’était passé avec « mes monstres », il m’appartenait donc de les apprivoiser avant de savoir ce que je voulais savoir, je ne devais pas bruler les étapes de peur qu’ils ne me ferment définitivement la porte au nez, je devais prendre le temps, tout le temps nécessaire.
Dans mon cerveau se bousculaient bien des choses, d’où venaient-ils ? Que se passait-il quand je ne les voyais pas ? Où partaient-ils ? Qu’allait-il se passer si demain on venait à arracher cette vigne, je vois tellement de vignes que l’on arrache. Et puis, je crois que je commençais à m’attacher à eux.

vendredi 25 janvier 2008

De moins en moins seul ...

Cette histoire je ne l’avais pas voulu et quelqu’un dont j’ignore jusqu’à l’existence, avait décidé que moi je pourrais y participer à mon insu. Quel drôle de scénario. Je n’étais déjà plus un enfant et j’avais bien conscience que l’on ne pouvait pas tout maitriser dans la vie. Que les événements qui nous arrivaient était dû à une multitude de facteurs dont nous ne pouvions soupçonner l’origine ni les conséquences. J’avais même envisagé un temps que dieu ou les extra-terrestres avaient pu exister, toutefois en l’absence de preuve mon petit esprit terre-à-terre avait fini par réfuter ces théories. Et voilà que dans ma vie débarque toute une tribu d’individus, tous plus biscornus les uns que les autres et qui décident de ce que je peux voir ou ne pas voir ? Non seulement moi, mais aussi tout le reste de mes congénères. J’étais partagé entre l’envie de savoir la suite et celle de m’enfuir. D’un autre côté, il me semblait bien difficile de m’enfuir où que ce soit, à moins de bétonner entièrement la planète je ne voyais pas comment échapper à des plantes, car j’avais remarqué, en traversant le petit bois qui menait de ma maison à la vigne, que les choses autour de moi étaient entrain de changer. J’avais à plusieurs reprises, entrevu furtivement des regards sur moi. Je n’avais jusqu’alors eu de contact qu’avec ceux que j’appelai les « monstres » des vignes, mais, les petits rires que j’avais entendus dans les vignes au début, ces petits chuchotements, ces sons qui ne ressemblent à aucun autres, s’étaient multipliés et parvenaient maintenant à mes oreilles alors que je n’avais pas encore atteint le petit bois et ce, quelle que soit l’orientation du vent. Je n’avais pas peur, je ne ressentais aucune hostilité, simplement une impression de vie autour de moi, la sensation d’être épié, sans agressivité aucune, au contraire, mes sens s’exaltaient, les odeurs me paraissaient plus douce, plus enivrante.

vendredi 4 janvier 2008

On continue ?

Le temps passait lentement et je me rendis presque tous les jours dans les vignes afin de découvrir un peu mieux ce monde qui s’ouvrait à moi. Parfois les monstres étaient en effervescence lorsque j’arrivais, parfois pas un seul mouvement, pas un seul rire ne venait troubler la quiétude de ces lieux. J’avais décidé de respecter leur silence et ne m’offusquait pas de leur absence, ils restaient finalement maitre du jeu qu’ils avaient instauré et ce n’était que justice.
C’est « le drôle » qui me servi de "guide", un guide bien étrange mais fort utile. Il me raconta mille et une histoire et me présenta bon nombre de ses congénères. Je prenais un plaisir immense à boire ses paroles assis à même le sol ignorant la chaleur ou le vent qui me cinglait le visage. Il m'arrivait d'avoir à faire un peu la part des choses car "le drôle" a la fâcheuse habitude d'en faire un peu trop. De jours en jours quelque chose qui s’apparentait à de l’amitié s’instaura entre nous.
Je ne comprenais pas encore où toute cette histoire allait me mener mais j'avais franchi sans le vouloir une porte entre 2 mondes si proche et pourtant si éloignés, un spectacle permanent s'offrait à moi et rien qu'à moi.
Je connaissais maintenant un peu de leur histoire et par je ne sais quelle magie ils savaient presque tout de la notre, et de la mienne aussi.
-« Comme vous nous avons des sages qui nous gouvernent » m'avait un jour dit « le drôle » -« il y a un conseil des sages qui régulièrement se réunit et prend les décisions qui sont bonnes pour nous. Notre maitre à tous s'appelle le grand Cououdah, il est sage et fort. C'est un grand maitre de la magie du règne des plantes, sa fille Anaalah prendra un jour sa place si dieu le veut... Chaque année il organise une grande fête, hihihi ! Je te le montrerai un jour, il connait ta présence parmi nous. »
-« Ha ? Et comment la connait-il ? »
-« En toute chose il y a une direction, tu ne la connais pas, mais d’autres la connaisse et t’aideront à la trouver. Je te l'ai déjà dit, tu n'es pas là par hasard, si tu peux nous voir c'est certainement parce que Cououdah le veut, sinon tu ne pourrais pas. »
Je n'avais jamais imaginé avoir des pouvoirs surnaturels, mais l'idée de n'être qu'un pion du « grand Cououdah » ne me plaisait pas du tout.

mercredi 19 décembre 2007

Les nouveautés...

Toutes les news se retrouvent dans la rubrique "actus"...
Ainsi l'histoire pourra ici continuer son cours sans obstructions.

mardi 11 décembre 2007

Tant de questions...

J’eus bien du mal à trouver le sommeil cette nuit là, allez savoir pourquoi un mélange d’exaltation et d’inquiétude à la fois et puis, la peur que tout ça ne soit qu’un mauvais rêve.
C’est vrai ? Qui pourrait croire une telle histoire si je venais à la raconter ? Et puis les monstres se montrerait-il si je venais avec quelqu’un d’autre ?
Ou bien n’étais-je pas tout simplement en train de perdre la tête ?
Imaginez les reflexions de ma famille, de mes amis, si je venais leur annoncer que j’avais passé l’après-midi avec de "vignobles personnages" qui aiment l’odeur du tabac et se moquent de moi sans vergogne mais qui ne se montrent pas à tout le monde…
Pouvais-je décemment parler de tout ceci à quelqu’un sans passer pour un fou ?
Non franchement ce n’était pas sérieux ! C’était donc seul qu’il me fallait affronter cette réalité qui peut-être n’en était même pas une…

lundi 10 décembre 2007

Les premiers pas...


J'étais je l'avoue un peu agacé par ses réponses, mais, tellement intrigué par ce qui était en train de se passer que je pris le temps de me radoucir afin de ne pas le brusquer.
-« Moi je ne viens voir personne ? J'aime assez, à la belle saison, m'éloigner du monde des hommes quelques heures afin de profiter de la nature, du silence, de la plénitude que je ne peux trouver qu'en ces lieux. »
-« Hihihi ! Foutaise ! » Me lança-t-il
Je restais interloqué.
-« Comment ça ? » lui dis-je l'air indigné
-« Des tas d'humain aiment à se promener dans la nature, pour des raisons les plus diverses, mais si toi tu nous vois, c'est parce que tu nous cherches... hihihi ! »
Son petit rire et son air sûr de lui, commençaient à me taper vraiment sur le système.
-« Pour vous chercher, encore faudrait-il que je connaisse votre existence ? Or ma seule démarche en venant ici, était de faire un peu la sieste , prendre de belles images si possible, car j'aime ce paysage, de profiter au mieux d'une belle journée et, me perdre un peu dans mes pensées. »
-« Hihihi ! Me perdre dans mes pensées... Me perdre dans mes pensées... Hihihi ! Tu vois bien que tu nous cherches ? »
Un temps passa qui me sembla être une éternité, je regardais sa drôle de bouille et il me regardait aussi comme fouillant dans mon esprit. Puis il s'agita de nouveau.
-« As-tu des cigarettes ? »
J'en tombais à la renverse.
-« Qu'est-ce que tu dis ? Mais, je ne fume pas ? Et puis qu'est-ce que tu ferais d'une cigarette ? Tu... tu peux fumer ? »
-« Hihihi, menteur, hihihi ! Tu empestes le tabac... ! » Me lança-t-il d'un air goguenard.
-« Moi ? Mais... mais je n'ai pas touché une cigarette depuis des jours et je n'en fume que très rarement... »
-« Mais tu empestes le tabac », me coupa-t-il
-« Même si tu ne fumes que très peu, ton corps en garde les traces. Toi, tu crois qu'il suffit de ne pas fumer durant quelques jours, mais ton corps lui se souvient... »
J'en avais les pattes coupées.
Puis il reprit -« J'aime l'odeur du tabac, je n'y peu rien. Avant, au temps jadis, les hommes prenaient le temps de s'occuper de nous, parfois ils s'asseyaient avec une cigarette, ou pour fumer la pipe et, nous parlions pendant des heures. Je ne peux pas fumer non, mais, j'aimais ces moments. Nous savions exactement ce que chacun attendait de l'autre et nous produisions avec joie et entrain".
-"Pourquoi n'aimes-tu pas le monde des hommes ? » reprit-il en nous ramenant à la réalité !
-« Je ne sais pas, je n'ai jamais dit que je n'aimais pas le monde des hommes ? J'ai dit que j'aimais m'en éloigner de temps à autre, c'est tout !»
-« Hihihi ! De temps à autre ? Hihihi ! Ecoute, si tu peux nous voir, c'est que nous le voulons bien et si nous le voulons bien, c'est sans doute parce que tu aimes t'éloigner du monde des hommes ! Hihihi ! » dit-il avant de se figer à nouveau dans le décor en me laissant un peu sur la faim.
Le soleil commençait à décliner et bien des questions restèrent pour moi sans réponse.
Je pris congé non sans m'assurer auparavant que je pourrai revenir continuer cette discussion pour le moins... intéressante.
Sur le chemin du retour je voyais le pic St loup fendre les rayons du soleil. J'avais l'esprit libre et à la fois, tant de choses se bousculaient dans ma tête...

jeudi 6 décembre 2007

C'est plus clair ?

Voilà, j'ai réaménagé un peu le blog afin de mettre un peu plus en valeur les photos sans forcément passer par les galeries et pour une meilleur lisibilité, encore quelques modifs et tout sera prêt, mais demain.. je reprendrai la suite de l'histoire...

mercredi 5 décembre 2007

Attention travaux !

Il se peut que le blog soit un peu en désordre, car j'effectue quelques travaux dessus en ce moment... Veuillez pardonner ce petit dérangement.
Merci

mardi 4 décembre 2007

Mais vous savez bien...

Vous savez bien à quel point la pensée de l’être humain est contradictoire et, je n’échappe pas à cette règle. Je suis donc retourné quelques jours plus tard dans la vigne afin de vérifier si je n’avais pas rêvé. Bien entendu je n’avais parlé à personne de cet « incident ». D’ailleurs, qui m’aurait crue ?
Il faisait beau ce jour-là, une belle journée comme on les aime chez nous dans le sud. Le soleil brillait haut dans le ciel et on commençait à entendre les cigales au loin. Je ne choisis pas le même endroit pour m’installer, je ne souhaitais pas refaire une mauvaise rencontre et si les monstres existaient bel et bien j’en verrais sûrement de nouveaux. J’étais sur le point de m’endormir grisé par la douce chaleur qui m’enveloppait, quand tout à coup, je vis bouger quelque chose. Je restais là, immobile mais, bien sur mes gardes cette fois.
-« coucou ! » me fit une petite voix. Je feignais de ne rien entendre, mais j’avais repéré cette drôle de bouille qui s’agitait.
-« coucouuuuuu ! Tu me vois ? »
Je décidais d’ouvrir lentement les yeux afin d’intercepter enfin le regard de mon interlocuteur sans le brusquer.
Il riait et agitait des feuilles au-dessus de sa tête, on aurait dit un danseur de samba.
-« en voilà une drôle de tête ? Qui es-tu ? » Lui dis-je, voyant bien qu’il n’était pas très farouche.
-« hihihihi ! Et toi ? Qui es-tu ? » Me répondit-il d’un ton enjôleur.
-« Et bien tout dépend ce que tu veux savoir de moi ? » laissais-je tomber énigmatique.
-« hihihi ! Mais je ne veux rien savoir moi ! hihihi ! C’est toi qui viens nous voir !» me dit-il presque insolent.
-« Nous voir ? c’est qui "nous" ? Combien êtes-vous ? Je ne vois que toi et, je ne sais même pas qui tu es, ni même si je ne suis pas entrain de rêver ! »
-« hihihi ! Je suis loin d’être seul et si tu ouvrais mieux tes yeux, tu verrais bien, que je ne suis pas seul ! hihihi !!! D’ailleurs SSSnaarkly t’a fait une belle frayeur l’autre jour ? hihihi ! »
Je n’en croyais pas mes oreilles, il se moquait de moi. Non, "ils se moquaient" de moi. Je n’arrivais pas encore à les voir mais, j’entendais assez distinctement des dizaines de petits rires. Des petits rires semblables à ceux que j’avais déjà entendus quelques jours auparavant. Je pouvais enfin mettre un visage sur ce mystère qui depuis tant de jours et tant de nuits boulversait mon sommeil…

samedi 1 décembre 2007

La première fois




Je décidais d’y retourner le lendemain. Je fis tous les efforts possibles en matière de concentration, ou de perte du regard dans les feuilles, mais rien, rien de rien. Alors, je revins le lendemain, puis le surlendemain, mais toujours rien. Je devais me résigner. Mon esprit de grand gamin m’avait joué des tours. Je décidais alors de tourner la page et de repartir sur des activités plus… normales. J’allais quitter cette vigne dans laquelle j’avais passé tant de temps, quand tout à coup un son me vint aux oreilles :
-« Tssssssss ! tssssssss ! Il s’en va ? »
Je me retournais, mais ne vis rien.
-« Tsssssss ! tssssssss ! Il n’a pas confiansssssssss ? »
Je me retournais de nouveau, mais rien de rien, pourtant je l’entendais bien cette voix ? Je pris le temps de m’asseoir à nouveau et d’attendre.
-« Tssssss ! tsssssss ! ai confiansssssssssssssssssssss, crois en toiiiiiiiiiiiiii ! » me dis la voix.
C’est alors que je l’ai vu, il se dressait devant moi tel un énorme serpent. Ce jour-là j’eus la peur de ma vie, je pris mes jambes à mon cou et couru jusqu’à la maison sans me retourner et, en me jurant de ne jamais plus y retourner.

vendredi 30 novembre 2007

C'est ainsi que tout a commencé...






Petit à petit tout s’éveilla à nouveau et je pouvais enfin me fondre dans leur paysage. Pour basculer d’un monde à l’autre ce n’était pas si compliqué au fond, il me suffisait de laisser aller mes yeux dans le vague un peu comme lorsque l’on regarde ces tableaux en 3D en fixant un point. Au début on ne voit rien de compréhensible et soudain tout parait évident. Je n’avais pas eu besoin d’apprendre une quelconque technique, non. La première fois, je pensais qu’un début de grippe m’avait attrapé alors que je promenais mon regard et mon appareil photo en quête de jolies images dans un parc, la tête qui tourne un peu, des sensations de mouvement dans le paysage. Je fus surpris plus d’une fois mais, en voyant les écureuils jouer dans les arbres je me dis que mon imagination me jouait des tours. Je pris néanmoins quelques photos qui amusèrent mon entourage. Puis je me suis mis à chercher plus en avant les formes que dessinait la nature. Et, c’est en m’assoupissant au pied d’une vigne que tout à vraiment commencé.

J’entendais des chuchotements, je ne voulais pas ouvrir les yeux, je concentrais toute ma pensée sur ces petits bruits qui parvenaient à mes oreilles sans en comprendre l’origine, tout en sachant très bien que je n’avais pas à faire à un bus scolaire d’enfants rieurs. J’entendais des mots dont je ne comprenais pas le sens, c’était à la fois loin et tout près. J’ouvris un œil, lentement, très lentement et, il était là, devant moi, à m’observer. Je n’osais plus bouger. Effrayé et intrigué à la fois, je ne savais plus si je devais attendre ou déguerpir en criant. Je décidais d’ouvrir l’autre œil, non non, je ne rêvais pas il me regardait en dodelinant de la tête tandis qu’un peu plus loin un molosse semblait monter la garde.
Et tout à coup, plus rien. Je ramassais mes affaires, il était temps pour moi de rentrer et puis j’avais largement passé l’âge de croire aux contes pour enfants. Néanmoins sur le chemin du retour trottaient dans ma tête une multitude de petits chuchotements et rires cristallins qui allaient définitivement changer le cours de ma vie.